Annie

Bonjour Cela fait déjà plus de 15 mois que mon conjoint et moi avons CHOISI de quitter le “Petit Québec” avec sa mentalité de “petit pain” pour nous établir au Manitoba pour y occuper des postes très intéressants au sein de la communaute francophone du Manitoba.

Et là quel choc ! Des gens accueillants et symathiques à la tonne en français en anglais ! Et le gouvernement qui favorise le bilinguisme… au lieu de vanter l’unilinguisme.


En étudiant un peu l’histoire des franco-manitobains on a compris c’était quoi être vraiment fier de sa langue tout en étant fier (et libre) d’en parler une seconde. Nous n’étions pas complètement bilingues mais depuis notre arrivée ici non seulement notre immersion anglaise s’est effectuée graduellement mais nous avons pu très bien gagner notre vie en attendant d’acquérir ce degré de véritable bilinguisme.

Non pas le bilinguisme “style vache espagnole” que tant de Québécois prétendent baragouiner lorsqu’ils se font poser la question en entrevue.Possédant chacun un diplôme de 2e cycle universitaire (administration et développement économique) mon chum et moi on n’était plus capable de tolérer le discours national-syndicaleux qui sévit au Québec et qui contribue à laver subtilement et insidieusement le cerveau des Québécois.


Bien entendu on a été un peu boudé par notre entourage lorsqu’on a quitté mais à ma grande surprise plusieurs auraient voulu avoir les opportunités pour quitter à leur tour. Moi je leur dit : on crée notre propre chance !

Depuis notre arrivée notre niveau de vie et notre qualité de vie ont décuplé et ce à tous les niveaux. Et en plus on paye beaucoup moins d’impôt !! Je n’ai plus besoin de me lever la nuit pour haïr Revenu Québec !! Donc moins d’insomnie ! 🙂

Je suis contente de ne pas avoir eu à fermer moi-même la lumière en partant du Québec. J’espère que le dernier à quitter n’oubliera pas de la fermer car comme le prône Hydro-Québec “il faut économiser l’énergie”.

Petite anecdote : je revenais du Québec en juin dernier via Air Canada avec une escale à Toronto. En embarquant dans l’avion j’aperçois le premier ministre du Manitoba Gary Doer qui s’installe dans la classe économique et qui bavarde avec certains de ses “concitoyens” tout au long du vol.

Revenue en terre d’accueil je fais part de “l’événement” à mes collègues qui me disent que Doer voyage toujours en classe économique en guise de respect pour les fonds publics. Croyez-vous que Jean Charest pense un instant à l’argent de vos impôts lorsqu’il voyage dans son avion privé ? En passant Gary Doer est en train d’apprendre le français. Non pas parce qu’un gouvernement l’y oblige mais parce qu’il a le goût de se rapprocher des 5% de francophones de sa province.

Enfin il va sans dire qu’en découvrant un peu mieux notre pays je suis heureuse et fière de m’être séparée du Québec. Avec la population vieillissante les mises à la retraite qui feront boule de neige et le discours nationaleux-syndicaleux qui est en recrudescence (et qui fera mourrir dans l’oeuf tout désir d’investir dans la province) je ne peux que poser les pronostics les plus sombres sur le Québec.


Je trouve ça dommage pour ceux qui restent pour ma famille et mes amis qui verront leurs impôts sans cesse augmenter et leurs petits-enfants de plus en plus endettés.Bonne chance la gang et Welcome à ceux qui comme nous choisiront la province du Manitoba (où les nuits ne sont jamais assez longues…) 🙂

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