Christian Verrier

Wow! ce site remue des émotions…

J’ai quitté le Québec en 1992. J’habite Victoria sur l’île de Vancouver en C-B. J’ai trouvé les deux premières années à l’extérieur du Québec difficile (culture différente mentalité langue etc.) mais je ne regrette absolument pas mon ‘move’. Pour moi ce n’était pas du tout une question politique. J’ai quitté pour découvrir autre chose en pensant éventuellement retourner à la maison.

Mais chez-nous c’est Victoria maintenant et je suis fier de cela; l’hiver est doux (pas de neige) et l’océan est magnifique. Le mont Washington est à une heure trente de chez-moi: je peux skier et golfer dans la même journée!Mais j’écris pour vous dire que c’est possible de vivre en français à l’extérieur du Québec.


Il y a des communautés francophones dans toutes les provinces. Ici à Victoria je travaille comme prof de français et j’ai un grands cercle d’amis francophones. Je crois vraiment que c’est une bonne chose de sortir de sa cour et de visiter le monde. Plusieurs retourne avec une meilleure appréciation de la place du Québec dans le monde. D’autres décide de s’établir ailleurs et deviennent souvent des bastions de la francophonie dans le monde. Quitter le Québec ne signifie pas qu’on le renie.

Je suis francophone Québécois dans l’âme et je le resterai toujours! Je fais la promotion de notre culture québécoise avec un de mes chums. On s’est partis un petit duo chansonnier et on joue dans les bars de la musique québécoise. La langue française est minoritaire au Canada mais elle est en santé. Les écoles d’immersions ont des listes d’attentes ici. Les Canadiens réalisent de plus en plus que leurs enfants se doivent d’apprendre une deuxième (et parfois une troisième) langues pour être compétitif dans le marché du travail futur.


Quitter le Québec c’est nécessaire pour vraiment l’apprécier ou encore pour réaliser que ce n’est plus la place idéale pour toi…mais peu importe c’est une décision personnelle. Si on ne connait rien d’autres c’est plutôt difficile de dire que l’on vit au bon endroit. Je crois qu’on a besoin d’un point de comparaison une fois de temps en temps pour vraiment apprécier notre chez-nous.Bon voyage ou que tu ailles…!


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