Jacques Morin

Mon nom est Jacques Morin. Je réside à Ste-Aurélie. Je suis ingénieur forestier en sylviculture des forêts privées de la Beauce depuis trente ans. Je crois profondément à la liberté individuelle pour faire progresser la société.Je suis écœuré de voir où on en est rendu dans la Beauce. L’UPA les MRC et les ministères mènent partout sur le développement de la région.


On ne peut plus rien faire sans leur accord. Règlements! Règlements! Règlements! Je songe moi aussi à quitter la province de cul qu’est le Culbec.Dernièrement ‘Le Syndicat des producteurs de la Beauce’ la branche du secteur forêt de l’UPA par le biais de la réglementation de la Régie des Marchés Agricoles du Culbec a défini quels sont les traitements sylvicoles reconnus dans la Beauce pour pouvoir mettre son bois en marché. Ils ont refusé la moitié des prescriptions sylvicoles que j’avais faites pour mes clients parce qu’elles ne correspondaient pas aux normes du règlement de mise en marché de la Beauce. Le menuisier qui veut scier une planche utilisera-t-il son marteau parce que la scie est défendue par règlement? Comment peut-il exercer son métier si la moitié des outils de son coffre sont confisquées?


Les traitements sylvicoles sont au forestier ce que sont les traitements au médecin. On ne donne pas nécessairement de l’insuline à quelqu’un qui s’est cassé une jambe parce les autres produits sont illégaux. Le forestier comme le médecin doit avoir une latitude professionnelle pour pouvoir exercer son métier pour le bien de son client. Mon ordre professionnel me dit que je dois respecter les règlements. De cette façon elle se soustrait à son propre devoir de protection du public en mettant le champ d’exercice de l’ingénieur forestier au dessous des règlements.


Depuis trente ans je me bats pour freiner cette descente mais je n’ai pas pu faire grand chose. Nous sommes dans un monde de plus en plus socialiste mené par les syndicats et les fonctionnaires. Je suis convaincu que cela va changer un jour mais quand? Une chose est sûre : quand la liberté prendra le dessus j’irai prendre une bière à sa santé.

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