Jean-Paul Rh‚aume

Il ne sera guère possiblede briser l’unité artificielleque nous nous proposons d’organiser.British Parl. Debates 1867 vol. 185 p. 1016Le 26 février 1867 nous sommes à la Chambre des lords et le projet de loi qui confectionnera le Canada est en deuxième lecture. Le chef de l’Opposition dans cette chambre Lord Campbell dit dans son discours de clôture : “ It would scarcely be possible to break the artificial unity we now propose to organise ”. Si l’on ne saisi pas ce que cela veut dire préparons nous à accepter que Josué a arrêté le soleil à Jéricho.Il ne sera guère possible ; pourquoi le Lord a-t-il dit cela. Les coloniaux canadiens qui s’étaient rendus à Londres afin d’obtenir du Colonial Office leur indépendance en vue de réaliser une union fédérale pas tout à fait comme les colons américains l’avait fait en 1776. Ces coloniaux ont dû faire une guerre d’Indépendance. Nos Canadiens d’alors reviendront de Londres bredouilles car la Grande Bretagne avait des comptes à régler avec le Américains qui dataient de 1861. Nos ancêtres canadiens tout comme leurs historiens vont ignorer cette partie historique 1861-1865 connue sous le nom de Guerre de Sécession ; celle-ci a influencé notre avenir. Nos historiens ne la saisiront peut-être jamais ; ils iront même à propager l’erreur ou laisser à Gone with the Wind de s’en charger. Ceux qui en ont profité de l’unité artificielle ou l’ont camouflée ont récolté le titre de Sir ou de Très Honorable parfois à leur insu. Il en est de même encore aujourd’hui.Les Résolutions de Charlottetown et de Québec de 1866 attestent encore d’une volonté de la part des délégués canadiens de fédérer leurs provinces respectives. Pour ce faire les Provinces se de-vaient d’être indépendantes et souveraines ; rien dans l’Acte de l’Amérique du Nord Britanni-que de 1867 ne veut cela contrairement à ce que le traité de Versailles de 1787 octroie aux colo-nies américaines. À partir de 1787 les treize anciennes colonies américaines (maintenant États) s’entendent pour former une fédération perpétuelle.Thring a tricoté l’AANB et le Parlement impérial l’a entériné dans le but de satisfaire les Améri-cains d’abord et les colons canadiens en même temps. Les Américains venaient de subir de sé-rieux dommages causés par Messieurs les Anglais dans la Guerre dite civile de Sécession. Les Britanniques avaient construit et armé les navires dont l’Alabama battant pavillon Sudiste et le Sud sera amené à capituler à Appomattox. Cette défaite donnera naissance aux Alabama Claims. L’Angleterre taponnait pour régler les dommages qu’Elle avait causés au commerce de la Fédéra-tion américaine. Afin de mettre un terme au taponnage les Fénians américains firent des excur-sions à Ridgeway en Ontario ” menaçant d’annexer le Canada si l’Angleterre ne se grouillait pas pour régler les « Alabama Claims ». Il y avait même des projets formulés à Washington par diffé-rentes banques pour acheter les colonies canadiennes. http://www.acsu.buffalo.edu/~dbertuca/g/FenianRaid.html L’Angleterre pour sauver son cul et le nôtre” demande à son secrétaire aux Colonies de tricoter pour nous qui voulions nous unir une camisole administrative appelée l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique. Ce machin unissait les Colonies canadiennes en un dominion chapeauté d’un gouverneur britannique nommé et fondé de pouvoir par le Colonial Office et non par Sa Majes-té. Le gouverneur Monk arrivera au Canada en 1867 les troupes anglaises ne quitteront la Cita-delle à Québec que le 10 mai 1871 le lendemain de la signature du traité de Washington. Ce traité réglait les Alabama Claims tout en garantissant aux armateurs américains libre cours sur le Saint-Laurent à perpétuité. Il ne sera guère possible…Lord Thring rédigera des lois pour les deux Chambres britanniques pendant vingt ans ; he knew whereof he wrote dit-on de lui. Les Lords et les Communes adoptent son chef d’oeuvre : l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867. L’acte spécifie bien : « Les terres mines miné-raux et redevances tréfoncières appartenant aux provinces avant l’union continueront d’appartenir aux provinces après l’union » [artificielle] art. 109.Les Canadiens une fois camisolés AANB il ne leur sera guère possible de réaliser comme leurs voisins américains une Union fédérale du moins pour un certain temps. Car 22 ans après avoir rédigé l’AANB Lord Thring réitère dans l’Interpretations Act de 1889 art. 18 3e par. qu’un do-minion c’est une colonie – pas une fédération ; et certaines composantes d’un dominion sont chacune une colonie. Il fallait le spécifier parce que les Canadiens sincères croient toujours qu’ils vivent dans une fédération. Et même là il s’en trouve encore des analphabètes dans la ma-gistrature et dans les facultés d’histoire qui estiment le Gouvernement canadien être fédéral. Être Canadien c’est cela tous les pays du monde nous voient d’un bon œil nous sommes borgnes. La preuve : les provinciaux n’ont pas encore saisi le sens de l’article 11 du Statut de Westminster depuis 1931. (Josué a arrêté le soleil). Naguère quand les Canadiens avaient des litiges insurmon-tables ils faisaient appel au Conseil Privé de Sa Majesté à Londres. Ces appels sont publiés et étalés sont sur les rayons de nos bibliothèques de droit. Les derniers Appeal Cases datent de 1937 et dans celui-ci on peut y lire à la page 352 “the dominion cannot simply by making prom-ises to foreign countries cloth itself with a legislative authority inconsistent with the constitution that gave it birth”. Il s’est écoulé 2800 ans entre Josué et Galilée rien ne presse parce qu’il ne sera guère possible aux loyaux Canadiens de saisir ce que cette phrase veut dire. La preuve les Canadiens dans toute leur sincérité ont accepté que des avocats comme Trudeau Chrétien et Ouellet rapatrient en 1982 un document colonial le même qu’utilisait le Canada en 1937 pour échafauder son autorité. Quelle magistrature laisse le CRTC octroyer des prérogatives d’information. Et le Conseil de la magistrature où puise-t-il ses informations en histoire.Il ne sera guère possible car les Canadiens pensent que toute autorité légitime leur vient d’Ottawa ; tandis que dans une fédération d’états souverains d’états dont le territoire appartient à ses propres citoyens ce sont les états qui disent au gouvernement fédéral où sa compétence s’arrête. Et tant et aussi longtemps qu’un état ne renonce pas à cette prérogative / obligation de faire des lois pour ses propres citoyens ces derniers n’ont pas à se plier à des lois ou ordonnances venant d’ailleurs n’est-ce pas logique et légitime.C’est vrai que Quitterlequebec.com répond à une aspiration individuelle ou offre un exutoire temporaire mais ne règle en rien le problème canadien et québécois. Il est à remarquer que sur ledit site ceux qui ont quitté le Québec écrivent un meilleur français que beaucoup de ceux qui rêvent d’un départ. Afin de mieux connaître les subtilités des langues étrangères il faut souvent penser mettre de l’ordre dans la langue apprise sur les genoux de sa mère.Tous nos magistrats en matière d’histoire écrivent et parlent un excellent français. Pensez à La- coursière Balthazar David… et à l’électrice qui le matin du scrutin tout ce qu’elle désire c’est choiXire un candidat qui s’énoncera bien pour représenter ce qu’elle ignore. Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi ce sont eux à qui l’on braque un micro ou que la caméra les lèche ? Le responsable de l’émission radio ou télé le pupitre est assuré que l’invité vedette ne renversera pas toute la soupe politique ou judiciaire avec des faits difficilement réfutables. C’est ici qu’intervient Il ne sera guère possible… quand on sait ce qu’un bougon peut absorber dans une heure de télé de « ce dont personne ne parle » c-à-d : l’obéissance conne et sincère à des lois dites fédérales provenant d’un organisme colonial vêtu d’une constitution coloniale. Des Québé-cois sincères rédigent des vœux lucides… ? On ne peut excommunier ma signature.L’Hérésie Historique

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