Julie

Que des gens quittent leur patelin pour tenter de trouver leur terre promise n’est pas nouveau du tout. Les mouvements migratoires existent depuis que l’humain existe. Partout et de tous temps il y a eu des insatisfaits.


Vouloir partir du Québec n’est pas particulièrement étrange. Vouloir partir de son pays pour s’établir au Québec non plus. Je ne serais probablement jamais partie du Québec plus que pour aller me promener en Colombie-Britannique ou en Europe. Ça ne s’est pas passé comme ça. Je suis tombée en amour avec un Mexicain et me voilà à Mexico depuis maintenant trois ans. Pour moi qui vient de la ville de Québec l’adaptation à cette ville monstrueuse a été difficile.


Je m’y suis maintenant habituée et j’adore. Je sens que je suis de deux endroits à la fois sans appartenir à 100% à aucune culture. Je ne suis pas Mexicaine je suis très Québecoise mais de plus en plus je sens que je m’éloigne de la culture du Québec. Je n’ai pas eu “l’honneur” de suivre Star Académie le procès de Guy Cloutier et je ne suis pas allée à la Saint-Jean sur les plaines cette année. Cependant dès que j’ai des vacances je vais me promener à Québec. Pour moi le Québec c’est les vacances! Je retournerai probablement y vivre dans 5 ans gros max. J’adore le Mexique mais je crois bien que c’est au Québec que je veux faire ma vie. Je crois qu’on se plaint le ventre plein.


Au Mexique les gens veulent s’en aller parce qu’ils ne supportent plus de se faire quitter le porte-monnaie dans la rue de voir comment les policiers demandent de l’argent au lieu de donner des contraventions de voir des familles indigènes (parents et enfants) crever de faim sur les trottoirs. Ils croient qu’au Québec ils trouveront une qualité de vie inconcevable au Mexique. Le monde idéal n’est pas humain. Je crois qu’il y a moyen de trouver son bonheur oû que l’on soit.

Si vous voulez partir faites-le c’est très enrichissant. De fait je crois que les jeunes (et moins jeunes) du Québec doivent sortir et voir le monde pour s’ouvrir un peu l’esprit. Le Québec a besoin de jeunes ouverts pour s’adapter et survivre. Quand je retournerai au Québec je crois que je saurai lui apporter ma part et participer à un projet de société auquel je crois encore.

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